A l'origine, rien ne prédisposait cette bourgade, née il y a plus de deux millénaires, à prendre le pas sur d'autres villes de Bourgogne telles Autun, ou encore Beaune.

C'est à la faveur de son environnement géographique, économique et culturel très favorable que la cité des ducs rayonne depuis le moyen âge sur toute la Bourgogne.

La cité médiévale se forge pour l'essentiel durant le règne des Ducs capétiens de Bourgogne (1031-1362). Un gigantesque incendie, le 28 juin 1137, ravage la totalité de la ville. La cité connaît une renommée flamboyante avec la dynastie des Ducs Valois de Bourgogne (1363-1477). Dijon partage alors avec d'autres cités le rôle de capitale et profite largement de cette prospérité.

Sous l'impulsion du renouveau catholique, les institutions religieuses se multiplient (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines…) et construisent autant d'édifices d'où émergent clochetons, clocher ou dôme qui donnent à la ville un caractère singulier et sa renommée de ville aux 100 Clochers.

Début XVIII ème siècle, Dijon devient une cité animée et brillante que l'urbanisme remodèle.

Victor Dumay et Henry Darcy obtiennent en 1851 le passage de la voie ferrée Paris-Lyon-Marseille par Dijon qui, de ce fait, va connaître une exploitation industrielle sans précédent.

Dès la fin de la première guerre mondiale, l'Etat impose aux villes l'élaboration d'un plan d'aménagement d'embellissement et d'extension. Dijon, la ville moderne. Les nouvelles techniques de construction et les influences extérieures conduisent à des styles très éclectiques allant du néo-classique à l'Art nouveau, voire moderne. Durant l'Entre-deux guerres, la Ville affiche sa notoriété en terme de gastronomie et de tourisme.

Début des années 1970, Dijon recentre son développement en revalorisant le centre ancien alors que l'habitat pavillonnaire se développe dans les communes périurbaines. En 1977, Dijon emporte le titre envié de première ville écologique. Aujourd'hui tout à la fois, la ville s'étend, se transforme, s'aménage, se requalifie pour tenter de trouver un équilibre et une dynamique. C'est le retour vers un urbanisme plus humain. (sources grand-dijon.fr)